Dans l’édition 2008 de L’état des droits de l’Homme en France, « Une démocratie asphyxiée », publiée par les éditions La Découverte, la Ligue des droits de l’Homme décrit un pays de plus en plus sécuritaire, au nom même de la démocratie. Elle tire la sonnette d’alarme.
Le même gouvernement qui ne cesse de revoir en baisse les missions que l’État doit assumer sur le territoire national se découvre un activisme planétaire au nom d’une certaine vision des droits de l’Homme. Ainsi, la France fait la guerre en Afghanistan pour « la liberté du monde et de nos enfants (…), contre la régression et la démocratie pour des femmes qui ont été élue pour la première fois », dixit Bernard Kouchner (France 3, 19/20, 19.08.08). Comediente !
Tragediente ! Pour le président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, « le sentiment qui se dégage est (…) celui d’une ‘‘révolution conservatrice’’ à la française, qui, tout en appliquant des recettes venus d’outre-Atlantique et d’outre-Manche, a utilisé les ressources idéologiques et électorale libérées par le séisme du 21 avril 2002 ». Tout un programme.
Fondée lors de l’affaire Dreyfus en 1898, l’association assure une analyse aussi large qu’argumentée. En matière institutionnelle, elle dénonce « une démocratie asphyxiée » par « un président-soleil » auquel ne résiste ni le gouvernement, ni le Parlement.
La LDH décrit un pouvoir qui installe « dans l’ensemble de la société des réflexes de contrôle social ». Ses juristes et ses militants décrivent en particulier le « fantasme de la surveillance absolue » qui pousse notamment le gouvernement à multiplier les fichiers informatisés aux frontières et aux usages flous. Et plus seulement qu’aux frontières, puisque le fichier Edvige vient d’être crée, par un décret du 27 juin 2008, suscitant de nombreuses protestations, dont celles de la LDH . Et puisque en parallèle d’Edvige, il existe un autre fichier, Cristina, qui suscite également des inquiétudes.
Enfin, si la Ligue des droits de l’Homme stigmatise l’opportunisme et les contradictions d’une diplomatie qui s’auto-proclame en faveur des droits de l’Homme, elle analyse le déploiement à l’intérieur de nos frontières d’une xénophobie institutionnalisée, symbolisée par l’instauration d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale. Une initiative qui traduit « une prétention inquiétante (…) plus proche d’une logique totalitaire que des règles d’une société (…) démocratique ».
Élucubrations de « droit-de-l’hommistes » ? Comme les avait qualifiés Nicolas Sarkozy, cautionnant au passage une expression péjorative forgée par le Front National. La LDH n’est pas seule. Le comité des droits de l’Homme de l’ONU a appuyé la vision de l’association, fin juillet.
Le point fort de l’analyse de la LDH est la mise en lumière d’un lien entre ce contrôle social accru, d’un côté, et la déstabilisation de la société salariale, de l’autre, à travers cette « façon frénétique (…) d’imposer (…) une sorte de négociation permanente sous contrainte » afin de provoquer « un effet de choc, pour limiter la contestation ».
Aux yeux de la LDH, la politique sociale demeure, comme sous le quinquennat précédent « un interventionnisme au service des plus aisés ». D’où les attaques contre l’assurance-maladie, l’assurance-chômage, l’assurance-retraite ou le « détricotage des 35 heures », la diminution des cotisations sociales et l’absence de politique sociale du logement…
L’association met aussi le doigt sur l’absence de débat démocratique autour de ces choix de société. Pour elle, la valse des réformes s’inspire de la « méthode thatchérienne » : « d’abord (…) borner étroitement les discussions » afin de camoufler une orientation idéologique ; « puis proposer une solution (…) ; limiter ensuite les sujets restant en négociation ; enfin, (…) imposant le rythme et la date de sortie ».
Au bout de trente ans de néolibéralisme, les droits sociaux sont mis à bas et l’appareil de contrôle, qui aurait sans doute fait rêver Staline, ne cesse de s’étendre et les intellectuels médiatiques de ronronner.
A une certaine époque, les hommes politiques des courants mainstream ne se genaient pas pour qualifier de "fasciste" les candidats proposant de référendum, à faire descendre dans la rue les écoliers (cf. la "gauche" et Jospin) — déjà une conscience politique, si jeune —… Ce qui n’a, bien sûr, mis la puce à l’oeil qu’à peu.
L’abject n’est pas toujours là où l’on nous ordonne de regarder avec dégoût…
Même si l’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup et si ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison
« « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin mais encore faut-il le savoir et le dire
Une frénésie fratricide de mesures liberticides.
Depuis que le socialogaullisme a accaparé tous les pouvoirs publics et verrouillé tous les secteurs névralgiques du pays, les actes de gouvernement privatifs de liberté, d’égalité et de fraternité pour les citoyens se sont multipliés. Et depuis dix ans que le socialogaullisme agonise, c’est pire encore !
Ainsi s’est constitué et refermé un carcan qui enchaîne le peuple français, privé de toute énergie par un conditionnement puissant et une propagande continue, et qui le réduit à l’état de servage de cette « France d’en haut » constituée des fonctionnaires pervers ou pervertis, issus de cette É.N.A. créée par le gouvernement provisoire socialo-gaullo-communiste de l’immédiat après guerre.
Le peuple français est aujourd’hui totalement… privé des principes républicains… qui pourtant devraient constituer le socle de sa forme de gouvernement. Des générations se sont sacrifiées pour bâtir et léguer cet héritage aux générations actuelles : ces dernières en sont spoliées par cette « France d’en haut » fratricide.
Le régime actuel est à l’évidence… le pire des systèmes totalitaires connus… puisque prétendument démocratique, prétendument républicain.
Il y a là assurément les germes d’une explosion révolutionnaire, d’un cataclysme sanglant.
Pour épargner au peuple français cette nouvelle épreuve catastrophique qui paraît bien inéluctable, il n’est que temps d’en finir avec le socialogaullisme !
Mais quand les Françaises et Français cesseront-ils d’élire l’un(e) des deux candidats habituels et complices de cette « France d’en haut » qui méprise, asservit et détruit celle d’en bas ?
Ca me parait, malheureusement, une observation frappée au coin du bon sens.
Nous sommes en plein dans l’expérience de la grenouille ! (pour mémoire : si vous plongez une grenouille dans un récipient contenant de l’eau à 30°, elle saute immédiatement dehors. En revanche, si vous la mettez dans de l’eau à température ambiante puis rajoutez lentement de l’eau de plus en plus chaude, vous obtenez une grenouille parfaitement cuite sans la moindre vélléité de fuite !)
Conclusion : si vous êtes un homme politique et souhaitez durer, faites vos mauvais coups à dose homéopathique, comme dirait la pub : çà marche !