Terminée la campagne pour les législatives. Finies les poignées de mains, bouclés les meetings, oubliées les distributions de tracts sur les marchés. Les choses sérieuses peuvent commencer : les heureux élus vont enfin asseoir leur personne, auréolée du joli prestige d’avoir remporté les suffrages, sur les sièges confortables du palais Bourbon. Où en sont les chouchous de Bakchich ?
L’insubmersible Jean Tibéri est repassé à Paris. Toujours vert le titi... Avec 57,77%, l’inamovible Didier Julia –installé à l’Assemblée nationale depuisx 1967 - confirme sa popularité en Seine-et-Marne. Le député motard, Christian Estrosi, a fait mieux : 60,08% au premier tour dans les Alpes-Maritimes. Sa récompense : un secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Les palmés d’or de Bakchich s’en sortent brillamment, sauf l’ex socialiste, champion de l’absentéisme, Jean Delobel. S’étant présenté suppléant d’un candidat divers droite, en raison de ses problèmes de santé, il a perdu son siège. La palme du porte-voix, Paul-Henri Cugnenc, député UMP de l’Hérault, a été réélu avec 57,6% des voix à la grande joie des chirurgiens et des viticulteurs. Patrick Ollier, ex du perchoir, a pu fêter sa victoire, avec 60% des voix dans les Hauts-de-Seine, dès le soir du premier tour. Idem pour le député aux 4 045 questions écrites, Jean-Luc Warsmann (député UMP des Ardennes).
Mais Bakchich s’est également penché sur les loosers. L’échec le plus flamboyant restant celui du très éphemère ministre de l’Environnement. Alain Juppé a réenfourché son vélo, direction Bordeaux où il a été battu par une quasie inconnue, Michèle Delaunay. Belle défaite également pour le juge Bruguière. Le magistrat sarkozyste a été battu dans le Lot-et-Garonne par le socialiste Jérôme Cahuzac (52,29%). Beaucoup de bruit pour rien…