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Patrick Partouche, les jeux sont faits

Portrait / vendredi 18 juin 2010 par Xavier Monnier
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Fils de l’empereur du jeu Isidore Partouche, Patrick a été le premier à exploiter le filon du poker sur le Net. Hélas, il est parfois difficile d’avoir raison avant tout le monde.

Un homme qui a osé lancer le Bakchich Poker Tour à l’été 2009 est forcément un peu perché. « Un visionnaire », osent même certains salariés. Qui, pour le coup, ne font pas référence au tournoi de poker en ligne organisé avec Bakchich. Mais plutôt aux pressentiments du fils d’Isidore, le fondateur d’une dynastie qui a fait sa maille et sa renommée en ne misant pas au hasard dans les casinos. Poker Hold’em, casinos en ligne, paris sur Internet… De Malte à Gibraltar en passant par le Belize, Patrick se lance dans les méandres des jeux sur le Web dès 2006. Bien avant Stéphane Courbit et consorts. Bien avant la loi sur les jeux en ligne, dont le décret n’est sorti que le 14 mai dernier… Et en évitant tout juste la case prison.

Patrick Partouche - JPG - 37.5 ko
Patrick Partouche
Portrait de Mor

Premier banni

Des tenanciers virtuels qui ont pullulé sur le Net en toute impunité, «  PP » a été le seul titillé. Douze mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende pour tenue illégale d’une maison de jeux, en 2007. Verdict cassé en appel en 2009. La roue a tourné dans le bon sens. Au moins ce coup-ci. Longtemps prêchée depuis les paradis fiscaux, la voix de Patrick n’est arrivée que par touches aux oreilles des parlementaires et des ministères. Si poker, paris sportifs et hippiques sont désormais marqués du sceau de la légalité, le casino virtuel est toujours couvert d’infamie. Bref, premier banni et dernier servi. La famille a pourtant acheté le cossu Laurent, cantine plus que chic des jardins des Champs-Élysées où le paternel Isidore se réjouit souvent des hôtes prestigieux qui y sont attablés.

Mais les allées du pouvoir ne leur sont pas balisées. Ni même les voies du succès. 6 000 salariés, 510 millions de chiffre d’affaires, la mécanique n’est guère aisée à faire tourner. « Patrick n’a jamais fait secret du peu de goût qu’il avait pour le quotidien du groupe, se coltiner les salariés ou lire un budget, témoigne un familier. Ce qui l’amuse, ce sont les projets, jouer, miser. Pas gérer. Ou sinon à l’affectif. »

Sorti du jeu

Ravi de bosser avec ses potes Franck Tapiro (à l’époque communicant de Sarko) et Éric Cantona sur la com de Partouche, en 2007, Patrick ne regarde pas à la dépense. Spots de pub, matraquage à la télé, « pour un retour, au final, décevant », jugent les cadres du groupe. Qui ont senti le vent du boulet en octobre 2009. Les traites avec les banques sont renégociées in extremis. À la direction générale, Fabrice Paire et Ari Sebbag, le cousin, reprennent la main. Partouche fils se replie vers l’Internet avant de disparaître en février. Une garde à vue dans une affaire de cercles de jeux clandestins l’a un peu sorti du jeu. «  Il se faisait racketter », décrit un enquêteur. Une mise au vert avant le tapis ?

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