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Les Pays de l'Est : opportunités et risques

(Texte rédigé en juin 1993)
Fleche_haute60E0.gif (891 octets)   

Jusqu'en fin 1989, les pays de l'Est étaient des adversaires politiques redoutés et des partenaires économiques à relations contractuelles bien délimitées. En deux ans, ils sont devenus des partenaires à aider dans leur difficile cheminement vers la "démocratie de marché". L'approche politique est donc passée de la confrontation à la coopération, voire une certaine prise en charge. Ceci change bien entendu la nature des risques encourus et les solutions envisagées.

Depuis fin 1989, des marchés autrefois économiquement sûrs, grâce au contrôle central des échanges, sont passés à l'état de risque économique absolu caractéristique des pays du Sud avant la crise de la dette : insuffisance des ressources de base par inefficacité, instabilité, effets de domination.

Il s'y ajoute des risques proprement politiques de très grande envergure : changement de système économique et politique, disparition de grandes entités territoriales et de relations régionales d'échanges, incertitude et anarchie de la période de transition, manque total de visibilité pour nombre de petits états récemment apparus sur la scène internationale.

Sans compter le risque par absence même de politique (art de gérer la cité), d'un retour non hypothétique à Boris GODOUNOV ou, plus près de nous, aux errances humanitaires du Dr JIVAGO. Un certain risque d'anarchie concerne tout l'Empire russo-soviétique, de l'Ukraine à l'Extrême Orient, des pays baltes au Caucase et à l'Asie Centrale. Les modalités du démembrement de la Yougoslavie donnent une idée à échelle réduite de ce qui peut se passer.

L'enjeu économique et politique est considérable, à la dimension des capacités et des faiblesses de cet énorme ensemble qui formait, il y a quelques années, la deuxième puissance mondiale très redoutée et qui est peut-être aujourd'hui tout aussi redoutable parce qu'impuissant.

Il serait imprudent d'aborder de tels problèmes avec la naïveté de théories économiques et de méthodes de gestion inventées pour des sociétés sagement consommatrices dans le confort intellectuel des laboratoires universitaires et des cabinets de consultants.

S'implanter dans un pays de l'Est ne s'analyse pas seulement en opérations de "marketing mix" ni même en subtiles ingénieries juridiques et financières. Cela demande aussi d'interpréter en permanence un environnement complexe et changeant, sans références historiques connues, et d'en dégager une stratégie de risques et d'opportunités dont peuvent découler des techniques de management pertinentes.

<Index des pays en transition>  .

 Divers pays d'Europe

TABLE DES PAYS EN TRANSITION

Europe centrale sur Internet 

 TABLE DE L'UNION EUROPEENNE

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)   I - LA SITUATION A L'EST ET SES OPPORTUNITES:

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A - LA PAIX:

Faut-il le rappeler, la fin de la Guerre Froide est le premier des bénéfices de l'évolution récente.

1°) Le désarmement:

Les conférences de Stockholm (1984-86), poursuivies à Vienne (1989-92), restreignent les armements nucléaires et conventionnels en Europe et sans doute les risques de conflit majeur. Par la récupération des "Dividendes de la Paix" on peut réorienter des ressources considérables vers des besoins nouveaux en Occident saturé mais aussi dans les pays du Sud et de l'Est en cours de transformation.

2°) L'esprit de détente et de coopération:

Il s'est manifesté dans la bonne volonté des autorités soviétiques puis russes dans la "libération" des pays de l'Est, dans la Guerre du Golfe, plus récemment dans l'acceptation des pressions internationales sur les Serbes de Bosnie.

3°) Désarmement et détente réduisent l'insécurité globale, diminuent le besoin de dépenses militaires, étendent le domaine potentiel des "démocraties de marché". Tout ceci représente pour l'Occident une satisfaction globale , ce qui a un prix en matière de coopération.

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B - LA DEMOCRATIE

La quasi-disparition des partis communistes et l'adoption de la démocratie pluraliste représentent des avancées pour les "valeurs occidentales" qui ont succédé, depuis 1945, à la "mission civilisatrice" et au "fardeau de l'homme blanc" du XIX° siècle.

Moyen de gestion des conflits et des coopérations, la démocratie peut aussi contribuer aux objectifs généraux de la sécurité internationale et du développement.

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C - LE MARCHE

1°) 450 millions de consommateurs des pays de l'Est aspirent à un niveau de vie et à des modes de vie occidentaux. Par leur rejet du communisme, ils manifestent, notamment en Europe Centrale et Orientale, leur envie de consommer des produits jusque là pratiquement inconnus chez eux ( les premiers Allemands de l'Est admis à visiter Hambourg ont acheté...des bananes).

2°) Des infrastructures à constituer ou rénover, notamment en matière de transports et de communications, de réseaux divers ( eaux) , de lutte contre la pollution chimique ou nucléaire.

3°) Un important besoin d'équipement des industries de transformation (modernisation, dépollution), des services marchands pratiquement à créer tels que l'hôtellerie, le commerce de détail. Les besoins en services, beaucoup plus élevés que dans les pays du Sud, mieux armés à ce sujet, peuvent assurer une contrepartie au chômage industriel inévitable à court terme.

4°) D'énormes ressources à exploiter, notamment minières , garantissaient et peuvent encore garantir un pouvoir d'achat à l'étranger. L'autre ressource essentielle est le capital humain, réservoir de main d'oeuvre le plus souvent d'excellent niveau technique.

5°) Le programme de privatisations envisagé dès 1990 est considérable: 7000 privatisations prévues en Pologne, 1500 en Hongrie, 9000 en RDA. Ceci est sans commune mesure avec la dizaine de privatisations britanniques, les 300 entreprises argentines, les 500 de Malaisie... Cet énorme programme a suscité l'intérêt des marieurs d'entreprises déçus par les ralentissement des affaires de M & A à l'Ouest. Si les investisseurs restent jusqu'ici prudents, l'Est représente une opportunité considérable de remaniement des positions de marché mondial.

D'une manière générale, les pays de l'Est peuvent apparaître comme un relai souhaitable pour relancer une machine occidentale qui s'essoufle à trouver des marchés de succession à la consommation automobile sursaturée et aux dépenses d'armement devenues moins utiles.

L'enjeu est évidemment considérable, mais les risques aussi: risques managériaux, risques économiques, risques politiques et sociaux. Il est prudent d'en faire l'inventaire potentiel pour éviter les sinistres sans toutefois céder à la sinistrose.

 Attractivité des pays européens de l'Est  

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  II - LA SITUATION A L'EST ET SES RISQUES

Les risques potentiels proviennent de la taille et de la complexité des transitions à réaliser et des très possibles accidents de parcours.

A - LE RISQUE D'ECHEC ECONOMIQUE

Pour fonctionner efficacement, l'économie de marché a besoin d'institutions et de normes établies et vécues sur plusieurs générations: régime de propriété et des obligations, règles comptables et de faillite, fiscalité, droit du travail, du chômage et de la retraite, contrôle du système bancaire et financier. Il faut aussi des entrepreneurs. Tout ceci est encore à instituer dans les anciens Pays socialistes. En outre personne ne dispose de l'expérience nécessaire des transitions globales entre un énorme système de Plan et d'Empire et un système de Marché et de Nations. 1°) Richesse ou pauvreté? La puissance militaire du bloc de l'Est, bien que redoutable, a été largement surestimée dans ses aspects qualitatifs: effet d'intoxication ? surenchère du "complexe militaro-industriel" américain ? Mais cette puissance pèse encore lourdement par les ressources mises en oeuvre, par les systèmes de management qu'elle implique, par la difficulté de réorienter tout cela. Une même surestimation concernait l'économie. Les statistiques étaient quelque peu gonflées pour raisons de propagande, tout comme elles sont probablement aujourd'hui aggravées pour justifier un recours à l'aide occidentale. Surtout l'évaluation des performances s'appuyait sur le coût des facteurs et non sur les prix du marché. Le PIB socialiste n'a de sens que dans une économie socialiste. Pour l'évaluer selon des critères occidentaux, il faut faire intervenir les prix du marché et les taux de change réels. Le revenu par tête des pays socialistes- avant la rupture du COMECON- les situait au niveau des pays intermédiaires de la Banque Mondiale, entre le Mexique et le Brésil. Cette situation s'est fortement détériorée depuis la rupture du système et sa confrontation aux marchés mondiaux. 2°) La rupture des circuits commerciaux du COMECON oblige à constituer entièrement de nouveaux réseaux d'échanges et de paiements entre anciens partenaires ou à destination des marchés occidentaux; Deux domaines d'échanges se trouvent particulièrement perturbés: - la fourniture de pétrole en roubles et à prix "socialistes" par l'Union Soviétique aux pays d'Europe Centrale et Orientale. La Russie exige désormais d'être payée en devises fortes. - les fournitures de produits divers provenant des industries de transformation de l'ancienne RDA, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne ou de la Hongrie. Ces produits ne trouvent plus de débouchés vers la Russie qui ne peut plus payer, et n'en trouvent pas encore sur les marchés occidentaux où ils sont à la fois dépréciés pour leur médiocre qualité et redoutés pour leurs bas prix. 3°) L'obsolescence de l'appareil de production et des infrastructures dans des économies jusque là orientées vers l'effort militaire et qui devront s'adapter au marché ; - Les industries légères ne suffisaient ni en quantité ni en qualité à satisfaire la demande des consommateurs, même au niveau d'exigence "socialiste". - L'industrie socialiste n'est pas encore entrée dans la Troisième vague industrielle, celle de l'électronique et de l'informatisation. Le parc machines est le plus souvent obsolescent, même dans l'ancienne RDA qui jouait pour les économies socialistes le rôle du "Big Brother" industriel allemand. - Les problèmes liés à la pollution ( Europe centrale) et au risque technologique ( centrales nucléaires russes, bulgares, ukrainiennes) 4°) Précarité du droit des affaires et des institutions de marché: Dans plusieurs pays, l'incertitude juridique porte sur l'Etat lui-même, ses organes gouvernants et son étendue territoriale: ceci pose la question de l'identité du partenaire majeur quand il s'agit de négocier des conditions d'implantation ou de récupérer des créances publiques. La Russie s'est déclarée l'héritière responsable de l'ancienne dette soviétique mais sans qu'on sache très bien comment s'effectueront les répartitions entre républiques aujourd'hui indépendantes. Un problème analogue se pose après la scission de la Tchécoslovaquie et a fortiori en Yougoslavie. Dans les pays à structure territoriale en principe stabilisée tels que Pologne, Hongrie, Roumanie ou Bulgarie, la philosophie libérale du droit des affaires se met progressivement et inégalement en place avec ses implications sur le régime de propriété et des obligations, le statut des sociétés, les contrats, l'activité des étrangers, le droit public, pénal et fiscal de la vie économique. Si la ligne politique générale est à peu près connue, les modalités restent encore mal assurées. Les équipes de management actuelles, issues du communisme, sont habituées à gérer en fonction du Plan et non du marché. Il n'existe pas de bourgeoisie d'affaires; les entreprises familiales de taille moyenne ont disparu d'Europe Centrale et n'avaient pas réellement pris racine en Europe balkanique ni dans l'ancien Empire Russe. 5°) Les problèmes financiers et monétaires a) Un premier problème porte sur le capital disponible: Il faut transférer au marché la propriété des entreprises d'état par un vaste programme de privatisation appuyé sur diverses facilités aux acquéreurs nationaux ( par exemple le système tchèque des "vouchers" ou bons de privatisation). On fait également appel à l'extérieur grâce à une libéralisation croissante du régime des investissements étrangers et à l'aide des institutions internationales. Le système bancaire mis en place par démembrement des anciennes banques d'état reste modeste et se montre souvent plus réservé envers les jeunes entreprises privées qu'envers les anciens combinats. b) la deuxième difficulté est la disponibilité des moyens de paiement dans la zone du COMECON ( donc hors Yougoslavie) qui ne reconnaît plus la fiction du rouble convertible. Depuis le 1° Janvier 1991, les échanges entre anciens membres du COMECON sont réglés en devises convertibles: désormais, la Russie veut vendre son pétrole en devises et acheter ses équipements sur les marchés occidentaux. Ceci crée un important besoin de devises tant en Russie que chez ses anciens partenaires de la zone rouble. Les états nouvellement indépendants mais aussi les républiques autonomes de Russie ont tendance à vouloir émettre leur propre monnaie. Les grandes entreprises pratiquent largement le troc. Il est important de reconstituer la confiance envers la monnaie de paiement et de réserve.

B - LES RISQUES D'INSTABILITE INTERIEURE

1°) Possibilité de troubles d'origine économique: chômage, difficultés d'adaptation à l'économie de marché, revendications contre la pénurie ou l'inflation, réforme agraire. Au sous-emploi larvé qui se traduisait dans les effectifs excessivement gonflés des combinats succède désormais un chômage au grand jour. La reconversion des industries d'armement et le retour au foyer des soldats de l'Armée Rouge stationnés dans les pays du Pacte de Varsovie accroissent dangereusement le nombre de demandeurs d'emplois et de déçus des réformes. 2°) Les facteurs politiques de risques: *Le démembrement des organisations politiques( Pacte de Varsovie, COMECON, URSS, parti communiste etc...) déstructure l'ancien espace impérial. Ceci est plus préoccupant dans l'ancienne Union Soviétique que dans les pays d'Europe Centrale qui disposaient d'une tradition nationale. *Troubles nationaux ou ethniques au sein des pays de l'Est et des anciennes républiques soviétiques avec ou sans majorité russe. La République de Russie est elle-même largement multiethnique. *Incertitudes du jeu démocratique: populisme, retour de l'extrême-droite ( en Allemagne de l'Est?) et des anciens partis agraires, risques de guerre civile et d'anarchie, délinquance et mafia. *D'autres risques proviennent du relâchement des institutions publiques: forte montée du banditisme mafieux, surtout en Russie et de la délinquance d'affaires: les ventes d'armes ou de matériaux fissiles dérobés dans les stocks officiels en sont l'exemple le plus frappant. Les phénomènes de corruption s'étendent au niveau des administrations décentralisées. C - LES IMPACTS INTERNATIONAUX: Les comportements- d'affrontement ou de coopération - des nouveaux états, leurs réussites ou leurs échecs, ne concernent pas qu'eux-mêmes mais aussi leurs voisins et même la communautéinternationale. 1°) Les impacts régionaux: -la Russie et ses voisins ex-soviétiques: La Russie admettra-t-elle l'indépendance de l'Ukraine? Des litiges importants concernent la flotte ex-soviétique de la Mer Noire, le transfert en Russie des fusées nucléaires, le statut des échanges énergétiques et monétaires, la revendication territoriale sur la Crimée. -Caucase et Asie Centrale: foyers de conflits ethniques et religieux ( chrétiens +Islam sunnite et chiite). Interférences possibles de la Turquie, de l'Iran, du Pakistan, de la Chine. -Yougoslavie et réminiscences des conflits balkaniques autour de l'Islam (Bosnie, Kossovo) , de la Macédoine (Grèce, Bulgarie) et peut-être de la Hongrie (Voïvodine). - Reprise sans doute pacifique des relations traditionnelles entre Pays Baltes et pays scandinaves et nordiques. - Quelles relations avec la Communauté Européenne? des accords d'association signés en fin 1991 avec les pays d'Europe Centrale à une conception plus large et plus vague de la coopération européenne. 2°) Les impacts internationaux: -Le risque de diffusion des armements nucléaires mal contrôlés, le risque technologique ( vieilles centrales nucléaires), l'exode des chercheurs au Moyen-Orient. -La dissolution de l'ancienne URSS déstabilise le contrôle de son énorme territoire, sa périphérie ( Est européen, Moyen-Orient) mais aussi des continents où elle assumait un rôle de gendarme international( Afrique, relations Inde-Pakistan?). -Ayant abandonné sa mission universelle( communisme) et sa vocation impériale ( dissolution de l'Union), la Russie peut être tentée de renouer avec le Panslavisme ( par exemple en Yougoslavie). -Les perspectives d'ouverture à l'Est inquiétaient en 1990 les bénéficiaires habituels de l'Europe: pays associés d'Afrique, notamment et pays communautaires du Sud de l'Europe. Sur un plan plus large, les partenaires de la Triade ( Amérique du Nord et Japon) ainsi que les états commerçants d'Asie craignent de voir renforcer un bloc européen élargi à l'Est, centré sur son énorme marché. -Le coût de l'aide nécessaire: sera-t-elle financée en Occident par l'impôt ou par la hausse des taux d'intérêt? quels impacts sur nos économies? Il est assez vraisemblable que, à l'image de ce qui se passe en Allemagne pour les Nouveaux Länder, le monde devra payer la transition à l'Est par un niveau élevé des taux d'intérêt pendant une période longue de l'ordre d'une génération.

Cela signifie moins d'argent pour les consommations individuelles qui s'étaient il est vrai prodigieusement accrues depuis les années cinquante. Il faudra choisir entre l'acquisition de la troisième automobile familiale ou encore de l'ordinateur multimédia à réalité virtuelle, et la contribution indirecte à un ordre du monde plus satisfaisant.

Table du risque politique

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  III - LES MODALITES DE COOPERATION:

Entre les incertitudes et les risques, considérables, et les possibilités, énormes autant que les enjeux mondiaux, il faut choisir des modalités appropriées. Le monde a déjà connu des situations presque aussi difficiles: la reconstruction de l'Europe après la deuxième guerre mondiale, la transition économique et politique de l'Europe du Sud dans les années 70, celle de l'Amérique latine après la crise des paiements des années 80. On s'en est sorti par une combinaison d'action internationale, de programmes publics nationaux, d'initiatives privées des secteurs marchands et non-marchands. Envers les pays de l'Est tout le monde s'accorde, y compris à l'Est, sur les objectifs généraux: -politiques: maintenir la sécurité collective et développer la démocratie;

-économiques: organiser une économie de marché propice au développement et ouvrir sur les relations internationales, notamment vers l'Europe.

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A - LA COOPERATION POLITIQUE:

1°) La Recherche de la sécurité internationale:

par le désarmement, les accords de sécurité, la coopération sur les problèmes difficiles.

2°) L'aide à la stabilisation politique:

a) La Russie est pleinement reconnue comme héritière de l'URSS, notamment à l'ONU et admise aux discussions du G7. Ceci peut sécuriser l'opinion publique russe.

b) Soutien aux "forces démocratiques", ce qui signifie souvent le soutien à un homme, Gorbatchev puis Eltsine, faute de partis politiques crédibles.

c) La participation des républiques de l'Est aux organismes de coopération politique (CSCE, Conseil de l'Europe)

d) Les nouvelles perspectives d'élargissement coïncident avec l'ouverture du Grand Marché puis avec le renforcement de l'Union Economique et Monétaire envisagé à Maastricht.

bullet B - LA COOPERATION ECONOMIQUE:

1°) L'aide financière:

Elle se traduit par des remises de dettes (exceptionnellement, en Pologne), par l'échelonnement des remboursements et par des crédits frais fournis dans le cadre bilatéral( notamment le crédit allemand pour compenser le départ des troupes soviétiques d'Allemagne de l'Est) ou multilatéral.

2°) Coopération technique et investissement:

La levée des interdictions d'exporter des technologies sensibles (COCOM), le cofinancement occidental des installations de recherche ex-soviétiques, la coopération en matière d'installations nucléaires manifestent une bonne volonté réciproque à l'Est et à l'Ouest.

La plupart des pays de l'Est ont mis en place une vigoureuse politique d'appel aux investisseurs de l'Ouest avec l'appui de grandes institutions comme la BERD ou la CEE.

3°) L'accès aux marchés occidentaux:

* Pour des raisons pratiques et même économiques de prix et débouchés, les complémentarités commerciales existant dans l'ancien COMECON doivent se reconstituer au moins partiellement par des accords régionaux.

Mais pour financer la modernisation de leur économie et acquérir à l'Ouest les équipements nécessaires, les pays de l'Est doivent pouvoir vendre leurs matières premières et aussi les produits de leurs industries de transformation, notamment celles qui sont fabriquée par coopération avec des firmes occidentales. Or l'Occident s'offre dans le même temps une inopportune et regrettable crise de capitalisme.

* Les circuits parallèles: fournitures d'armes et de biens divers en contradiction avec l'embargo contre la Serbie et le Montenegro. Comme pendant la Guerre du Golfe( procès impliquant Matrix Churchill et les autorités britanniques), des industriels européens continuent à entretenir leurs circuits commerciaux et services après-vente. Ces circuits s'ajoutent à d'autres flux répréhensibles ( drogue, argent sale, matières dangereuses).

 

La PAC et l'Europe de l'Est

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  IV - SCENARIOS:

Après l'étonnante accélération de l'histoire, entre l'automne 1989 ( démembrement du glacis communiste d'Europe de l'Est) et l'automne 1991 ( démembrement de l'Union Soviétique), les scénarios se ralentissent et s'embourbent dans les difficultés concrètes de la réforme (en Europe Centrale) ou dans des soubresauts qui concernent la démocratie et les relations entre peuples autrefois unifiés ( ex-URSS, ex-Yougoslavie).

A la crise du socialisme succèdent les crises de la jeune démocratie de marché.

bullet LA RUSSIE
bullet CAUCASE ET ASIE CENTRALE   Asie Centrale et Caucase
bullet LES MARGES OUEST DE LA RUSSIE  
bullet L'EUROPE CENTRALE
bullet L'EUROPE ORIENTALE ET BALKANIQUE
bullet Les Pays Baltes

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  V- CONCLUSIONS:

On peut transposer aux pays de l'Est anciennement socialistes, et surtout à la Russie, la célèbre phrase du Général de Gaulle  s'apprêtant en pleine Deuxième guerre mondiale à intervenir au Liban: "Vers l'Orient compliqué je m'envolais avec une idée simple: une partie essentielle s'y jouait, il fallait en être"Les opportunités et risques de la transition dans les pays de l'Est offrent un défi énorme, inévitable et prometteur. Il appartient à l'Occident de mettre en place un environnement extérieur favorable. Pas vraiment celui d'une assistance charitable qui serait ruineuse et non pertinente, mais l'insertion progressive dans l'économie mondiale par l'accès aux marchés riches et aux ressources en capitaux.

Mais les clés essentielles de la révolution économique, politique et sociale reposent évidemment entre les mains de leurs habitants. Eux seuls peuvent le faire mais ils ne peuvent le faire seuls.

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  L'ELARGISSEMENT A 25 PAYS: Le premier mai 2004

Elargissement de l'Europe
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