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Le Portugal et l'Afrique

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  GEOGRAPHIE

En Afrique, cinq pays indépendants en 1975 : Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau (indépendance reconnue dès 1974), Mozambique, Sao Tome e Principe. Certaines possessions ont été cédées au fil des siècles, par exemple à l'Espagne (en Guinée équatoriale) ou à la France (la Casamance).

En dehors de l'Afrique, le Brésil, qui a rompu ses liens avec le Portugal en 1822;

 les possessions en Inde (Goa, enclave fortement christianisée; Daman et Diu, deux ports situés près de Bombay et plutôt islamisés; sur instructions du Premier ministre Nehru, l'armée indienne a pris possession de ces trois enclaves en 1961; une coopération culturelle et technique importante s'est instaurée depuis une quinzaine d'années entre l'Inde et le Portugal); Timor-Est, envahi et annexé par l'Indonésie en 1975, mais qui a pu finalement, grâce à l'obstination et à la fermeté de la diplomatie de Lisbonne, se détacher de l'Indonésie et devenir indépendant en 2002;

Macao, dernière possession coloniale portugaise, transférée à la Chine en 1999. Et il reste une réelle mais modeste influence portugaise en Asie du Sud-Est (Malaisie, Philippines, Indonésie, Sri Lanka), là où des missionnaires franciscains originaires du Portugal ont évangélisé les populations.

Le problème de Cabinda en voie de solution ?

Très riche en pétrole, Cabinda (250.OOO habitants) reste le seul dossier non résolu de la décolonisation portugaise. Lisbonne a longtemps géré séparément cette petite enclave située aux frontières du Congo, mais dès son indépendance en 1975, l'Angola a considéré Cabinda comme partie de son territoire. Une partie des militants du FLEC (Front de libération de l'enclave de Cabinda) a continué la lutte contre l'armée angolaise. Maintenant qu'a été réglé le problème avec l'UNITA, le gouvernement de Luanda souhaite aboutir à un accord et les contacts se multiplient avec des représentants du FLEC pour une solution d'autonomie. L'un des principaux leaders du FLEC, Ranque Franque, s'est en 2003 rendu à Luanda pour en discuter. Mais des escarmouches sporadiques opoosent encore les forces gouvernementales et les groupes séparatistes.

Le Sébastianisme et les liens avec le Maghreb

Le Sébastianisme, ce messianisme politique prôné encore par certains cercles portugais, est ainsi nommé en souvenir du jeune roi Sébastien du Portugal qui, à la fin du XVIème siècle, voulut en 1578 conquérir le Maroc, perdit son armée corps et biens lors de la fameuse bataille des trois rois à Alquacer-Quibir (trois souverains, un ottoman, un prince local et un chrétien y périrent), et disparut sur le champ de bataille. On ne retrouva jamais ses restes.

Depuis ce jour lointain, un puissant courant mystique attend le retour du roi Sébastien, symbole de la résurrection chrétienne de l'Empire portugais disparu : c'est en effet Philippe II d'Espagne qui - après un bref intérim de deux ans du cardinal Henri - succéda à Sébastien en 1580, confisquant durablement l'indépendance du Portugal - la Maison d'Espagne occupa le trône du Portugal pendant près d'un siècle - et signifiant de fait la fin de la puissance et de l' "âge d'or" portugais.

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  AFRIQUE ET LUSOPHONIE

Un retour vers l'Afrique et un appui à la lusophonie

Ayant réussi son intégration à l'Europe, le Portugal a assez vite renoué avec sa tradition historique et a de nouveau tourné les yeux vers le grand large.

Le développement des programmes d'aide en est l'un des signes.

La création le 17 juillet 1996 de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) a permis de resserrer les liens de la famille lusophone, notamment dans les domaines politique, économique, commercial, culturel et de coopération : elle regroupe huit pays sur quatre continents et représente 220 millions d'habitants . La grande exposition organisée en 1998 à Lisbonne et consacrée aux océans a été l'une des expressions les plus spectaculaires de cette volonté de s'ouvrir de nouveau vers le large. La relance actuelle d'une politique africaine active peut en être considérée comme l'un des éléments essentiels.

En janvier 2003, le gouvernement s'est doté d'un nouvel instrument, l'Institut portugais d'appui au développement (IPAD), résultant de la fusion de l'ancien Institut de coopération portugais (ICP), créé en 1994, et de l'Agence portugaise d'appui au développement (APAD), établie en 2000 (celui-ci avait remplacé un Fonds de développement économique que l'OCDE avait critiqué pour avoir été trop préoccupé de promouvoir les intérêts du secteur privé). Bien que le ministère des finances soit largement impliqué dans la politique de coopération (il gère 40% des crédits, et s'occupe notamment de l'allègement de la dette des pays partenaires et de la coopération financière), c'est le ministère des affaires étrangères qui gère près de la moitié des crédits; quinze autres ministères interviennent également dans les actions d'aide, ainsi que 300 municipalités et de nombreuses ONG. Le Premier ministre préside régulièrement un Conseil pour les affaires de coopération, chargé de la coordination.

L'aide publique au développement s'est montée à 342 millions d'euros en 2002, en augmentation par rapport aux années précédetes (300 millions de 2001, 293 en 2000, 276 en 1999, 250 en 1997). Le pourcentage par rapport au PNB reste dans la moyenne basse des pays industrialisés (0,27%), bien éloigné de l'objectif de 0,7%, mais Lisbonne s'est engagé à atteindre au moins 0,33% en 2006.

Un peu plus d'un millier d'étudiants et de cadres bénéficient de bourses universitaires et techniques; la plupart de ces formations ont désormais lieu au Portugal. Par ailleurs, 123 coopérants portugais ont travaillé en 2003 dans les cinq pays lusophones (87 au Cap-Vert, 17 au Mozambique, 14 en Guinée-Bissau, 4 à Sao Tome et 1 en Angola), cependant qu'un contingent spécial de 133 professeurs et de 57 experts techniques était affecté à Timor.

Les deux tiers de l'aide publique portugaise sont de l'aide bilatérale; 25% des crédits sont alloués aux institutions européennes de développement, et le solde aux organismes de l'ONU. Dans l'aide bilatérale, un pourcentage très important résulte de l'allègement de la dette extérieure des pays partenaires.

La concentration des opérations d'aide sur les pays lusophones (appelés PALOP : Pays de langue officielle portugaise) reste très forte; elle est toujours de 85% en 2002, contre 90% en 2000. Timor bénéficie de 40% des crédits; suivent les pays africains (Mozambique 13%, Angola 8%, Sao Tome 7%, Cap-Vert 6%, Guinée-Bissau 4%, le solde pour des projets régionaux). Les chiffres provisoires de 2003 maintiennent cette tendance : sur 90 millions d'euros, Timor-Est en reçoit 67, le Mozambique 29, le Cap-Vert 17, Sao Tome 14, l'Angola 13, la Guinée-Bissau 10, mais la République démocratique du Congo et le Sierra Leone apparaissent dans la liste, avec des chiffres modestes, il est vrai (2 et 1 millions respectivement).

La création de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), à l'image des autres groupements fondés sur une langue, une culture et des valeurs communes (Ligue Arabe, Francophonie, Communauté ibéro-américaine) renforce la lusophonie dans le monde, tant sur le plan politique que sur le plan culturel et du développement. Elle présente également l'avantage d'associer le Brésil, fort de 180 millions d'habitants, de son potentiel remarquable et de son dynamisme. Le récent voyage en Afrique australe du président Lula a montré que l'impact de l'image du Brésil et l'engagement de son gouvernement en faveur du continent africain (relativement négligé jusqu'alors dans les préoccupations brésiliennes, en dehors des références historiques, culturelles et religieuses) consistent un atout précieux pour la lusophonie.

Le Portugal reste vigilant quant à son rôle de "parrain" de la lusophonie. Lorsque la Guinée-Bissau a rejoint il y a quelques années la zone Franc, Lisbonne a manifesté son irritation en lançant en 1998 avec le Cap-Vert une sorte de mini-zone Escudo, la monnaie portugaise gageant la convertibilité de l'escudo cap-verdien. De même, lors de la crise qui a secoué la Guinée-Bissau en 1998 et a amené le départ du président Vieira, Lisbonne a soupçonné le Sénégal - qui avait avec la Guinée envoyé des troupes dans son voisin du Sud - de servir en réalité les intérêts français dans la zone, ce qui a provoqué quelques semaines de froissements avec Dakar et Paris. Et lorsque l'année dernière, Madrid a proposé des bourses de formation aux futurs diplomates de pays lusophones, Lisbonne a exprimé sa surprise.

La Lusophonie prioritaire mais pas exclusive

Depuis quelque temps, et tout en maintenant une réelle priorité pour ses relations avec les pays lusophones, le Portugal a entrepris de relancer vigoureusement ses relations avec le reste du continent africain, et en particulier avec le Maghreb.

Avec le Maroc notamment, ces retrouvailles remontent même au début des années 90, bien que certains milieux portugais, qualifiés de Sébastianistes, n'oublient pas que c'est au Maroc qu'a disparu au début du XVIème siècle l'un de leurs brillants souverains, le jeune roi Sébastien, parti à la demande d'un allié maure conquérir un nouveau royaume.

Le Portugal a relancé lors d'un Sommet de Lisbonne tenu en mars 2001 le dialogue 5 + 5, qui associe pour des activités en Méditerranée occidentale Espagne, France, Italie, Malte et Portugal, ainsi qu'Algérie, Libye, Maroc, Tunisie et Mauritanie.

Et puis Lisbonne a renouvelé son offre d'accueillir dès que possible le prochain sommet Afrique-Europe, dont la tenue avait été annulée en avril 2003 en raison de controverses sur l'invitation du président du Zimbabwe Robert Mugabe. C'est déjà à l'initiative de Lisbonne que s'était tenu au Caire en 2000 le premier Sommet Union européenne/Afrique.

La présence diplomatique africaine

Treize pays africains - dont les cinq pays lusophones - entretiennent des ambassades à Lisbonne; les autres sont représentés par leurs ambassades à Paris (la plupart des francophones), à Bruxelles, à Genève ou à Londres.

Lisbonne entretient des ambassades dans 18 pays africains (entre parenthèses les autres pays avec lesquels le Portugal a des relations diplomatiques, mais qui sont représentés à partir d'autres capitales) : Afrique du Sud (Burundi, Lesotho), Algérie, Angola, Cap-Vert, Côte-d'Ivoire (Liberia, Sierra Leone, Togo), Égypte, Éthiopie, Guinée-Bissau, Kenya (Érythrée, Ouganda, Seychelles, Somalie, Tanzanie), Maroc, Mozambique (Maurice, Swaziland), Namibie, Nigeria (Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Tchad), République démocratique du Congo (Centrafrique), Sao Tomé et Principe (Gabon, Guinée équatoriale), Sénégal (Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie), Tunisie (Libye), Zimbabwe (Botswana, Malawi).

 

Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  DIPLOMATIE PORTUGAISE ET AFRIQUE

US and Africa  USA et l'Afrique

Les voyages de responsables portugais en Afrique se sont multipliés au cours des derniers mois. Par ailleurs, en juin dernier, le Portugal a participé à l'état-major d'ARTEMIS, la première opération de maintien de la paix de l'Union européenne, montée en République Démocratique du Congo.

Le président de la République Jorge Sampaio a effectué une visite d'État en Algérie en décembre dernier, accompagné de plusieurs dizaines d'opérateurs économiques portugais. Plusieurs accords bilatéraux ont été signés à cette occasion (dont un de non double imposition), et des projets industriels discutés dans les domaines de la production pharmaceutique, des travaux publics, de l'énergie, de la pêche, de la mécanique.

Il existe déjà une coopération entre SONELGAZ et EFACEC - qui gère la quasi-totalité du réseau électrique portugais et qui est présente aussi en Tunisie -, cependant que depuis un accord signé en 1994 par la Sonatrach et Transgas, l'Algérie livre depuis plusieurs années 2,5 milliards de M3 de gaz qui transite par un gazoduc passant par le Maroc, Gibraltar et l'Espagne, ce qui représente un marché annuel de 150 millions d'euros. Le Portugal n'exporte vers l'Algérie que pour 50 millions d'euros.

Le Premier ministre Manuel Durao Barroso, dont le prédécesseur avait fait une visite officielle de six jours au Mozambique en 1998) s'est rendu en visite officielle en Angola en octobre 2003, et y a effectué un séjour privé quelques semaines plus tard. Il s'est rendu à Tunis en décembre de la même année.

Quant au précédent ministre des affaires étrangères, Antonio Martins da Cruz, il s'est rendu en Libye en juin 2003.

Le Recteur de l'Université indépendante de Lisbonne a pour sa part effectué une visite à Luanda en décembre 2003; son établissement compte 3.000 étudiants, dont 400 Angolais.

Le gouvernement, qui vient d'obtenir que le portugais soit désormais langue officielle du NEPAD, à côté de l'anglais, du français et de l'arabe, encourage également les investisseurs privés à se montrer actifs sur le continent africain; les investissements portugais en Afrique sont passés de 50 millions d'euros en 1996 à plus de 275 millions en 2000, cependant que les échanges commerciaux restent faibles (moins de 3% du commerce extérieur portugais). Le Portugal a été au Maroc le premier investisseur étranger en 1999, en Tunisie en 1998 et en 2000. Certes, le Portugal a été évincé comme premier investisseur au Mozambique, à la suite d'un important contrat portant sur le gaz - 1,2 milliard de dollars-, confié au Sud-africain Sasol en 2002. Mais plus de quinze entreprises portugaises sont présentes en Angola, où le Portugal exporte annuellement pour plus de 500 millions de dollars US; un Colloque sur les nouveaux défis de la relation angolo-portugaise s'est tenu en février 2004 à Lisbonne, cependant qu'une quinzaine d'hommes d'affaires se rendaient en janvier 2004 dans ce pays.

Le très important cimentier Cimpor-Cimentos de Portugal, présent également en Tunisie, au Mozambique, en Égypte et en Afrique du Sud, a annoncé le 4 février 2004 son intention d'investir 27,6 millions d'euros (35,5 millions de dollars) au Maroc, afin d'y porter la production de son usine de ciment de 840.000 tonnes à 1,2 million de tonnes.

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Fleche_haute60E0.gif (891 octets)   SOCIETE

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MIGRATIONS

Autrefois pays d'émigration (plus de 10% de la population du pays émigrait dans les années 60 vers le reste de l'Europe occidentale, vers l'Afrique, vers le Brésil), le Portugal est devenu en quelques années un pays d'immigration, prospérité économique oblige. Il a même fallu créer en 1996 un Haut Commissariat à l'immigration et aux minorités ethniques.

 Actuellement, 5% de la population totale, 10% de la population active, sont des étrangers. Si les originaires des pays de l'Est (62.000 Ukrainiens, 10.000 Roumains, 12.000 Moldaves) sont aujourd'hui de plus en plus nombreux, les immigrés en provenance des pays de langue portugaise forment encore les plus forts contingents.

Grâce à d'importantes mesures de régularisation, le nombre des "irréguliers" a beaucoup diminué, mais pourrait encore concerne plus de 100.000 personnes. En 2002, il y avait 238.746 étrangers en résidence régulière; actuellement, il sont plus de 400.000. Près de 50% viennent d'Afrique (60.000 du Cap-Vert, 32.000 d'Angola, 25.000 de Guinée-Bissau, quelques milliers de Sao Tomé e Principe et du Mozambique), un tiers d'Europe, 13% d'Amérique latine (essentiellement Brésil, dont la communauté dépasse les 100.000).

Il y a même une petite communauté musulmane de 35.000 personnes environ (dont un tiers dans la capitale), essentiellement originaires du Mozambique; ce sont essentiellement des travailleurs agricoles transférés au siècle dernier d'Inde en Afrique pour travailler dans des plantations; certains aussi viennent de Guinée-Bissau : ce sont surtout des syro-libanais de confession musulmane. Les transferts financiers de ces communautés vers leurs pays d'origine sont importants; ils atteignent 15 millions d'euros par an pour les Angolais, 9 millions pour les Cap-Verdiens.

Inversement, les Portugais continuent à émigrer, mais nettement moins qu'autrefois (27.000 émigrants en 2002); il s'agit désormais plutôt de migrations saisonnières, qu'explique la modicité des salaires portugais. En revanche, on estime que les communautés d'origine portugaise établies durablement à l'étranger représentent près de cinq millions de personnes; un secrétariat d'État aux communautés portugaises et un Conseil national ont été mis en place pour traiter leurs problèmes. L'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et l'Amérique latine comptent les groupes les plus nombreux, mais des dizaines de milliers de Portugais vivent encore dans les anciennes possessions africaines ou en Afrique australe. Ainsi, ils sont 30.000 au Mozambique, mais leur nombre en Afrique du Sud est estimé entre 350.000 et 500.000. La France a accueilli dans les années 60-70 plus d'un million d'émigrés portugais, parmi lesquels une partie des 150.000 jeunes gens qui voulaient échapper au service militaire dans les Provinces d'Outre-mer en guerre).

Le Brésil compte 180 millions d'habitants, le Mozambique 20 millions, le Portugal et l'Angola environ 10, la Guinée-Bissau 1,5, Timor oriental 1 million, le Cap-Vert 500.000, et Sao Tomé 200.000. Ces chiffres ne tiennent pas compte des communautés émigrées, qui sont généralement fortes.

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Pourquoi les Africains sont à l'aise au Portugal...

Selon Brassalino Orlando do Nascimento Dias da Graça, journaliste originaire de Sao Tome e Principe : "Lisbonne convient aux Africains. Elle n'est pas rigoureuse, plutôt relâchée. Il y a bien sûr la tristesse endémique, le conservatisme ambiant, l'antipathie retenue des natifs (...).

Et malgré cela, les Africains s'adaptent. Pourquoi ? Parce que le dynamisme des autres cités occidentales les vide de leur énergie, ruine leur personnalité. Ici les gens réussissent à tracer leur voie. On serpente, on dévie, on dérive, Lisbonne n'aime pas suivre les règles, les Portugais ne respectent pas les panneaux, pissent dans la rue, balancent les ordures sur la voie publique, crachent. Tout en évitant la violence (...) On y attrape comme ailleurs la déformation des valeurs artificielles de consommation, mais on peut mieux qu'ailleurs continuer à vivre comme au pays, "façon tiers-monde".

Lisbonne est une étape appréciable entre l'Afrique et l'Occident, un pont, une transition." (Cité dans Jean-Yves loude, "Lisbonne, dans la ville noire", éditions Actes-Sud)

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Fleche_haute60E0.gif (891 octets)  Bref, dans les relations avec l'Afrique, il faudra désormais compter davantage avec le Portugal, qui est bien décidé à y développer toujours davantage sa présence politique, économique et culturelle, au-delà même de ses solides bases lusophones.

Prospective de l'Afrique

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