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Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne

Chronique / lundi 24 mars 2008 par Paul Litzer
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Le plus beau décolleté de la philosophie française, Bernard-Henri Lévy, a dans sa trépidante vie trimbalé sa chemise de par le monde. Et ô surprise, a un jour croisé l’un des leaders des Farc récemment assassiné. Quel homme…

Il fut un temps, pas si lointain, où Super Sarko promettait de régler tous les problèmes qui pouvaient survenir en France. Malheureusement, une fois installé à l’Élysée, il n’a jamais osé ouvrir un numéro vert pour qu’on puisse lui transmettre nos petits soucis de tous les jours. Ce sera peut-être pour plus tard, quand il aura digéré la baffe qu’il vient de prendre – pardon, le « rééquilibrage » – aux élections municipales.

Dans un autre genre, un autre génie de notre temps nous explique régulièrement qu’à défaut de pouvoir résoudre toutes les crises internationales, il en saisit toutes les subtilités mieux que quiconque. On veut parler évidemment de notre ami Bernard-Henri Lévy. Cet aventurier intrépide qui n’hésite pas à passer d’un palais marocain à une villa de Saint-Tropez en passant par un hôtel de luxe parisien en faisant fi des grands risques encourus. Cet écrivain auprès duquel Céline ou Proust sont des nains, ce philosophe que Kant aurait certainement aimé fréquenter pour pouvoir peaufiner son œuvre, bref, ce génie, nous aide à décrypter le monde grâce à son Bloc-Notes dans Le Point, l’hebdo appartenant à son bienfaiteur François Pinault.

BHL dans la jungle - JPG - 97.4 ko
BHL dans la jungle
© Mor

BHL nous avait habitué dans le passé à quelques voyages particulièrement joyeux : on l’a vu planqué derrière un muret en Bosnie à l’abri de balles imaginaires, on a lu dans un de ses « romanquêtes » ses pérégrinations dans des rues de Londres et des quartiers d’Islamabad connus de lui seul puisque personne d’autre n’a réussi à les localiser précisément. On apprend ces jours-ci que notre ami s’est aussi promené dans la forêt amazonienne. Si, si. Puisqu’on vous dit que rien ne lui résiste.

Sous le titre un rien modeste « Quand j’interviewais le chef des Farc » abattu par ses « companeros », BHL, ce mélange de Joseph Kessel, d’Albert Londres et de Joseph Pulitzer, nous raconte qu’il avait rencontré Yvan Rios en février 2001 « quelque part à la frontière des provinces de Caldas et d’Antioquia ».

Des informations de première importance

La presse, qui, comme chacun sait, ne vérifie jamais ses informations, « dit qu’il avait 40 ans. Dans mon souvenir, il en avait un peu plus ». Merci, Bernard, de rétablir la vérité avec une telle précision. Bon alors cet Yvan Rios ? Eh bien, grâce aux confidences de BHL, on apprend que ce guerillero « cultivé » lisait Althusser et Bettelheim. Qu’il a raconté à notre ami « l’enchaînement de circonstances » qui le conduisirent à rejoindre les FARC. Mais notre grand philosophe, écrivain et baroudeur ne nous les donne pas. Un oubli ou un manque de place ?

Heureusement, il nous donne des informations particulièrement utiles. « Rarement dans ma vie, j’aurai eu, à ce point, le sentiment d’une rationalité devenue folle ». Oh Bernard ! N’était-ce pas le cas quand des producteurs ont mobilisé quelques millions d’euros pour permettre de vous lancer dans le cinéma avec le succès que l’on sait ? Manque tout de même l’essentiel dans le récit sur les FARC : supporte-t-on bien la chemise blanche ouverte jusqu’au nombril dans la forêt amazonienne ? Trouve-t-on de quoi faire un brushing chaque matin ? Nous attendons impatiemment que notre baroudeur nous donne ces informations.

A lire ou relire dans Bakchich  :

Le carton de Simone et la gamelle de BHL

Le Nouvel Obs boit le bouillon avec sa couverture sur BHL

Les crimes textuels de BHL

Voir en ligne : in Bakchich n°73

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13 MESSAGES
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Forum

  • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
    le vendredi 20 juin 2008 à 00:35, nemo3637 a dit :
    On a le sentiment que BHL "ne passe plus". Tout le monde se fout de sa gueule, depuis les gauchistes jusqu’au grands médias américains. Cela fait un bon moment qu’il n’a plus la main, que ses coups médiatiques sont autant de flops. On sent un déclin qui risque de le ramener au même rang que Finkenkrout. On les imagine tous deux à la même table,invités par l’UMP, devant une assemblée clairsemée et chahuteuse, faire leur numéro pour quelques kopecks. Au Mexique, c’est là qu’il a croisé sa belle. Il connait un peu l’Amérique Latine. Il a du s’investir d’une mission cette fois. Et elle a du rater. Il fallait essayer d’enjoliver tout ça…
  • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
    le mardi 25 mars 2008 à 20:44, Andrée Laprise a dit :
    Chaque semaine,je me jette littéralement sur le texte de BHL, c’est ma drogue ! Il est si drôle et en même temps si pathétique ! Ce que j’apprécie particulièrement, c’est sa façon toute particulière de toujours se mettre en scène. Il a tout lu, tout vu. Rencontré tout le monde et bien sûr a une explication sur ce monde qui nous entoure ! Monde qui nous serait incompréhensible sans ses lumières. Extra. Ma phrase préférée tirée du Point et qui à elle seule résume bien l’homme. Après la sortie de son film et les critiques si élogieuses qu’il a reçues (à prononcer sur le ton de Cléopâtre dans Astérix (Gaulois venus de si loin…) : « Pourquoi tant de véhémence ! »
  • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
    le lundi 24 mars 2008 à 22:25
    Hé franchement les mecs, si c’est pour vous foutre de la gueule de bhl, c’est pas la peine. Trop facile. Il n’y a qu’à recopier des passages de ses articles. Laissez le en paix ce malheureux guignol. Ou laissez vous toucher par ses gesticulations. Moi, perso, j’ai rarement vu un type aussi émouvant. Aussi implacablement humain, haussé sur la pointe des pieds et tout gonflé, en espérant qu’on le prendra pour qui il voudrait qu’on le prenne, ses grands modèles qu’il idéalise, ses horizons indépassables. Derrière la boursouflure, on voit dans son regard la certitude lucide de l’échec. Eh, les mecs, soyons honnête (attention, celle là va être douloureuse) : il y a du BHL en chacun de nous… C’est pas joli-joli mais il est là, un peu imposteur, un peu satisfait, un peu roublard, un peu inquiet… Alors, de grâce, un peu de tolérance.
    • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
      le lundi 24 mars 2008 à 23:23, Un ami des chiens de l’enfer a dit :
      nan mais franchement ! si on peut plus se foutre de la gueule du monde…juste un peu, comme ça. Gratuitement. un ’tit bout quoi
    • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
      le mercredi 26 mars 2008 à 22:27, Ze Web wanderer a dit :
      Oh ben vous vous êtes un bon gars. Malin, lucide et renseigné, j’aime votre plume, on sent les lectures et le baroudage (chépa si ca se dit mais tant pis). Et je suis d’accord, BHL est un spectacle permanent dont on peut aisément se délecter. Totalement suffisant et outrageusement présomptueux, c’est un festival ! Une sorte de super-français en somme (je suis maso) Je dirais même un étendard de l’autosatisfaction, une valeur étalon de la pose médiatique, ah vous voyez, je m’emballe, il est inénarrable. Et je me retiens car comme vous je ne veux pas l’accabler (ni tomber dans l’agressivité de base caché derrière mon écran) car il est un tout et un rien sublime. Bravo M.Levy, vous en êtes un autre. Et je…je vous aime !!! ;-)
  • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
    le lundi 24 mars 2008 à 21:00
    Le problème est qu’il rend jaloux, mais heureusement qu’il est là pour manifester le Bien, car qui, sinon lui, est aussi intelligent pour parler de L’International ? Le comble est, pour vous qui le dites surement de surmédiatique, d’écrire un article sur lui, et surtout sur sa chemise qui vous rend fou. Pour ses prochaines interventions, essayez d’écouter ce qu’il dit sans plonger votre regard dans son décolleté qui noie votre savoir dans de très sombres commentaires. Alors bon joueur, je ne répond pas directement. Mais à l’avenir si cette pusillanime idée d’article vous revient, revoyez vos fiches et corrigez ce que certains qualifiraient de "diarrhée verbale".
  • Le grand reporter BHL dans la forêt amazonienne
    le lundi 24 mars 2008 à 20:36, olivier a dit :

    Bof…je pense que lorsqu’on estime devoir donner des leçons de rigueur, il faut être rigoureux soi même. Si l’auteur de l’article estime que ce pauvre BHL n’a jamais mis les pieds en Amazonie et qu’il a tout bidonné, il doit le dire. La méthode du sous-entendu me semble franchement déplaisante. En plus, elle n’apporte rien.

    Peut (et doit) mieux faire, donc.

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